
Le Canadian Advocacy Council (CAC) est un organisme indépendant composé de bénévoles de partout au Canada. Il représente plus de 21 000 membres du CFA Institute, qui comptent parmi les principaux acteurs des marchés financiers canadiens. Au nom de CFA Societies Canada et des titulaires de la désignation CFA au Canada, il s’emploie à promouvoir l’intégrité et la transparence des marchés ainsi que la protection des investisseurs.
Récemment, Shahenda El Gindi, CFA, qui a également été bénévole et membre du conseil d’administration de CFA Montréal pendant plusieurs années, a été nommée vice-présidente de cet important comité. Celui-ci contribue à l’avancement de notre profession en soumettant des lettres de commentaires sur des projets de règlement et des avis.
Contribuer à des travaux de cette importance, en aidant à améliorer la réglementation et en participant activement à l’évolution du secteur de l’investissement, doit être particulièrement motivant. Nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à Shahenda afin de mieux comprendre les travaux du CAC et son rôle de vice-présidente.
Qu’est-ce qui vous a incitée à vous engager auprès du CAC?
Les travaux du CAC nous donnent l’occasion de commenter les projets de règlement avant leur adoption définitive et de contribuer à façonner des initiatives qui ont une incidence directe sur le cadre régissant la profession de l’investissement. C’est ce qui m’a attirée vers le CAC. De plus, ses membres possèdent des connaissances et une expérience considérable, et j’apprends énormément à leur contact. C’est aussi une façon concrète de redonner à la communauté, ce qui compte beaucoup pour moi.
En quoi consiste votre rôle de vice-présidente?
J’appuie la présidence et l’équipe en contribuant à établir l’ordre du jour de nos réunions et en remplaçant la présidence au besoin. Une grande partie de mon temps est consacrée à nos réponses aux consultations: déterminer celles auxquelles nous participerons, repérer les membres qui possèdent l’expertise requise et contribuer à finaliser les lettres. Je préside également le comité des candidatures, qui veille à maintenir au sein du CAC une bonne diversité régionale et un juste équilibre des expertises. Puisqu’il s’agit d’un groupe de bénévoles, le mérite revient surtout aux membres qui rédigent les réponses sur les enjeux que nous choisissons d’aborder.
Y a-t-il des enjeux ou des initiatives à venir sur lesquels le CAC travaille et dont vous aimeriez nous parler?
Trois sujets retiennent actuellement notre attention. Premièrement, les normes de cybersécurité: les règles actuelles reposent sur des principes, et nous souhaitons donc des attentes minimales plus claires, des outils communs et des exigences de base adaptées à la taille des sociétés. Deuxièmement, l’accès des investisseurs individuels aux marchés privés: à mesure que les actifs privés leur deviennent accessibles, il faut uniformiser le calcul du rendement, établir des normes claires en matière d’évaluation et de gouvernance, accroître la transparence des coûts des produits dispensés et normaliser les données sur les produits. Enfin, les influenceurs financiers: il faut des règles plus claires sur les promotions rémunérées, la divulgation de la rémunération et des conflits d’intérêts, une application plus rigoureuse des règles visant les déclarations trompeuses, ainsi que des lignes directrices précisant à quel moment une recommandation en ligne devient une activité nécessitant une inscription.
Quelle incidence le CAC a-t-il sur la profession et sur la collectivité dans son ensemble?
Nous faisons entendre le point de vue des investisseurs. Les organismes de réglementation entendent souvent celui des sociétés, mais moins fréquemment celui des professionnels quant aux mesures qui servent réellement les intérêts de l’investisseur final. Nos lettres ne mènent pas toujours à la modification d’une règle, mais elles influencent les discussions, et nos observations se retrouvent souvent dans la version définitive. Pour les membres, c’est aussi une façon de participer à l’élaboration des politiques plutôt que d’en subir simplement les résultats.
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